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Du gel, des vignes et des hommes

Le vignoble des Riceys (Champagne) : un relief en cuvette, une position septentrionale, des risques de gel accrus.

De nombreux vignobles viennent d’être touchés par une vague de gels répétitifs. Les destructions de bourgeons semblent importantes d’après les premiers retours des viticulteurs. On imagine – ou plutôt, on imagine mal ! – combien cela doit être dur de voir une année de labeur réduite à néant par un coup de gel. La viabilité de nombreuses entreprises est parfois en jeu lorsqu’une récolte est partiellement détruite ou vient à manquer. À plus longue échéance, cela peut aussi entraîner une perte de marchés. C’est ce qui était arrivé à certaines régions atlantiques lorsque les gels de 1991 et de 1996 avaient favorisés une percée des vins du Nouveau Monde en Angleterre. Comme les supermarchés n’avaient pas de volumes conséquents en vins blancs, je pense notamment au muscadet, les chardonnays d’Australie ou de Nouvelle-Zélande eurent tôt fait de prendre la place. Certes, ce ne fut pas la seule raison… mais cette étincelle (oui, on fait mieux comme image pour du gel) favorisa la crise.

Les conséquences à moyen et long termes peuvent donc être terribles, pour une exploitation ou pour un vignoble dans son ensemble.

Un flux de Nord-Est apporte de l’air froid sur l’Europe en arrière d’une perturbation (marquée « L » sur la carte, au Nord-Est de l’Ecosse).
Source : NOAA.

Revenons sur le gel de la fin avril 2016. Que s’est-il passé ? « Ce temps est provoqué par une dépression centrée vers le Benelux, originaire des hautes latitudes et envoyée là par une forte poussée anticyclonique vers le Groenland ». De l’air froid issu des régions septentrionales descend en direction du Sud, et donc des régions viticoles.

Le froid s’abat sur l’Europe.
Source : Meteo 60 (Excellent site au demeurant !)

Les températures nocturnes chutent pour devenir négatives au petit matin. Des températures entre -4°c et -6° c sont enregistrées dans le vignoble de Vouvray. – 3,5° c dans l’Est de la France à Chablis.

La vallée de la Napa (Californie) : des pâles permettent de brasser l’air et de lutter contre le gel.

À un moment même où les vignes ont leurs premiers bourgeons. Les dégâts sont d’autant plus sévères. Les vignobles les plus hauts en latitude sont bien sûr les plus exposés : la Champagne, la Bourgogne, le val de Loire pour la France, mais aussi la Suisse ou l’Allemagne. Et certains vignobles du Nouveau Monde sont tout autant concernés, sinon même plus, par ces phénomènes : le Canada, le Chili ou la Nouvelle-Zélande par exemple. Ils peuvent aussi être dévastés par des gels. Ce fut le cas des Finger Lakes dont je parlais il y a peu. La région fut décrétée en « désastre agricole » par les autorités de l’État de New York tant les bourgeons de vignes furent détruits au printemps. À Geneva, la température tombe à son plus bas niveau à -21,1 °c le 6 mars 2014 pendant toute une semaine de grand froid…

Des chaufferettes utilisées par les viticulteurs suisses (canton de Vaud) en période de risque de gel.

De quels moyens disposent les viticulteurs pour lutter contre ces gelées ? Des chaufferettes peuvent être allumées pour réchauffer les basses couches de l’air. C’est dans doute la méthode la plus ancienne, même si j’ignore depuis quand elle est utilisée. D’autres systèmes ont été inventés : soit la protection des vignes par une gangue de glace – système très coûteux et fort consommateur en eau… pour une utilisation très irrégulière -, soit l’utilisation de pâles qui brassent l’air, sans doute le système le plus répandu aujourd’hui.


La protection des vignes par aspersion. La vidéo est en anglais, mais on voit bien le mécanisme.

La Nouvelle-Zélande avait il y a quelques années utilisé un nombre incalculable d’hélicoptères pour en arriver au même effet… Effet catastrophique en termes d’image et de développement durable ; la presse de l’époque parlait de « film de guerre« . De toute façon, il est difficile de protéger tout un vignoble, seules certaines parcelles peuvent être sauvées.

Reste la question de l’assurance, mais elle semble être peu répandue sauf erreur de ma part. Ce que semble confirmer ce taux de 10 % mentionné pour le vignoble français dans son ensemble (qui est aussi concerné par d’autres fléaux, grêle par exemple). La prise de risque est souvent inconsciemment incorporée par le monde agricole et viticole. On le voit dans cette interview : « mère Nature décide ». Certains collègues géographes font donc la différence entre l’aléa climatique et le risque, qui est lui bien social et culturel. Planter des vignes dans certaines régions, la Champagne par exemple, ou dans certaines situations délicates, des parcelles en bas de pente sous un coteau dans une cuvette qui accumulera de l’air froid – est bien un choix social.

Des vignes surplombent le marais de Goulaine (Nantes en arrière-plan) : un secteur particulièrement gélif.

Tout comme la date de la taille : elle conditionne la période de débourrement. Tailler tôt pour avoir une longue saison végétative, et donc des vins de qualité, amène dans les régions atlantiques à s’exposer au gel. Tailler tard, et donc retarder le débourrement de la vigne pour se défendre du risque de gel entraîne un retard de développement de la plante, et donc le risque d’avoir une saison obérée par l’arrivée des premières perturbations. Un choix cornélien à faire, et qui renvoie bien à des questions sociales, économiques ou encore culturelles.

Une technique déjà très utilisée pour le raisin de table, la protection par des filets (Sicile).

Et d’ailleurs, on touche là un beau paradoxe de la législation viti-vinicole en France. Alors qu’il est possible d’intervenir sur les conditions dites « naturelles » en chauffant l’air à l’approche d’un gel, il est interdit pour ces mêmes raisons de protéger les vignes par des filets pour lutter contre la grêle ou les oiseaux. Ou alors, pas en Appellation d’Origine Contrôlée. Curieux, non ?

Des tests sont visiblement en cours en Bourgogne. Les paysages risquent d’en prendre un coup. N’est-ce pas cette même région qui vient d’être inscrite à la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses climats ?

Et le terroir ? (3)


Vignoble de Sancerre. Utilisation de la taille dite en cordon de Royat.

Continuons l’analyse du terroir. Plusieurs termes peuvent être lus ensemble : « communauté humaine », « histoire », « savoir collectif de production », «  système d’interactions entre un milieu physique et biologique ». Il y aurait beaucoup à dire sur la question, mais l’un des éléments forts qui permet de relier ces points correspond au(x) cépage(s) utilisé(s).
L’adéquation terroir / cépage est bien évidement un élément essentiel de la recherche qualitative. Et c’est devenu l’un des termes les plus évidents, malheureusement peut-être*, pour les consommateurs.

Le cépage est bien en relation avec une communauté humaine. Il identifie même de nombreuses régions : le riesling avec l’Alsace, la syrah avec les Côtes du Rhône, le chenin avec l’Anjou. Il en va d’ailleurs de même avec certains grands vignobles européens, comme la Rioja avec le tempranillo, la Toscane avec le sangiovese, ou encore le Grüner Veltliner pour l’Autriche.

Pour le Minervois :

Source : Cahier des charges de l’Appellation d’Origine Contrôlée « Minervois-La Livinière », p. 29.

Certaines régions peuvent se prévaloir d’utiliser un cépage depuis de nombreux siècles, on pensera à la Bourgogne et au fameux édit de Philippe II de Bourgogne, qui proscrit en 1395 le « déloyal gamay » au profit des pinot noir et chardonnay (sans qu’ils ne soient d’ailleurs mentionnés dans l’édit). La dimension historique est bien présente, elle permet aux viticulteurs de s’inscrire dans une tradition, plus ou moins avérée, plus ou moins présente. Les textes de l’INAO évoquent des « usages loyaux et constants ». Ce qui est assez flou soit dit en passant…

Si l’on prend cette idée à la lettre, il est donc exclu de faire des vins de « terroir » avec un cépage issu d’une autre région. Pas de vin de terroir avec du cabernet-sauvignon en Languedoc-Roussillon par exemple. Le vin peut être d’excellente facture, il ne reflète normalement pas un terroir au sens strict du terme. À l’inverse de ce que proclament certains viticulteurs du Sud de la France dans le documentaire Mondovino (2004)… Je pense bien sûr au Mas Daumas Gassac.

Car il y a bien un « savoir collectif de production ». Cela concerne par exemple le type de tailles qui va être utilisé par le professionnel. Cela se perd souvent du fait de la mécanisation, mais de nombreuses régions utilisent ou utilisaient des types de taille particulières. Citons le cordon de Royat dans la région de Sancerre, une taille encore bien présente.


Source : Cahier des charges de l’Appellation d’Origine Contrôlée Sancerre

La taille Guyot est désormais celle qui est la plus utilisée. Mais le moment de tailler la vigne répond à des exigences cruciales en termes de qualité : en fonction du cépage (selon qu’il soit précoce ou tardif**), des conditions climatiques de la région considérée (printemps plus ou moins tôt dans l’année, à l’inverse automne plus ou moins tardif), de l’exposition de la parcelle, etc… l’action humaine ne sera pas la même. Tout un savoir, mélange de pragmatisme hérité des générations antérieures et des recherches scientifiques récentes, guide le viticulteur dans son travail.

On est bien en pleine «  interaction entre un milieu physique et biologique ». Le cépage est à l’interface entre le sol, et donc le substratum géologique, et ce que l’on souhaite produire comme vin. Pour prendre l’exemple du vignoble nantais, le muscadet (cépage melon de Bourgogne en fait) ne réagit pas de la même manière selon qu’il sera planté sur du gabbro ou sur du granite. Le premier est considéré par les viticulteurs comme un substratum « poussant » : laissée à elle-même, la plante aurait de gros rendements. Il faut donc la contraindre pour produire des vins de qualité.


Un exemple de producteur de Muscadet de terroir : Damien Rineau.

Au contraire, le granite plus sec ne permet pas de fortes productions. Les vins de Gorges et de Clisson ne seront pas produits de la même manière, les vins n’exprimeront pas les mêmes arômes. Les viticulteurs de la première commune cherchent à conserver de la fraîcheur et vendangent tôt ; leurs vins seront vifs (belle attaque en bouche, arômes minéraux souvent complétés d’une note mentholée). Au contraire de Clisson, secteur qui vendange fréquemment en dernier dans la région ; leurs vins expriment davantage des notes liées à une forte maturité (fruits bien mûrs, cuits ou confits).

Mais c’est aussi affaire de choix humain ; les viticulteurs de ces différentes communes ne recherchent pas les mêmes vins.
Autant de manière de produire des vins de terroir ! Autant de manières de rechercher une typicité.
C’est-à-dire que le vin doit exprimer des caractéristiques uniques qui découlent certes de la roche sur laquelle il est planté, mais aussi de tout un faisceau de traditions. Elles sont souvent à mettre en relation avec le marché de consommation, nous le verrons plus tard.


Aucun texte de loi n’oblige la Viña Casa Silva à planter avec un tel écartement pour revendiquer le nom Colchagua.

Une fois encore, tous ces éléments paraissent difficilement compréhensibles pour le Nouveau Monde. Être obligé d’utiliser tel cépage plutôt que tel autre, devoir planter les ceps avec un écartement entre les rangées avec une distance inscrite dans un texte de loi, devoir tailler la vigne d’une certaine manière et pas d’une autre, devoir faire courir le fil de palissage à telle hauteur du sol… autant d’éléments intrigants. Ils répondent bien à l’idée de communauté. Le Nouveau Monde considère que ces choix relèvent de décisions individuelles (au Chili par exemple, on pourra utiliser le cépage que l’on désire, cabernet, merlot ou sauvignon blanc tout en se réclamant de la vallée de Colchagua). C’est à ses yeux le marché qui décide de la qualité du vin, in fine.

* : J’écris malheureusement tout simplement parce que de ce fait là, pour beaucoup de gens, le terroir se réduit quasiment à cet aspect. Et du coup, cette vision occulte les autres paramètres.

** : Une classification a été faite au XIXe siècle (classification dite de Pulliat) pour ranger les cépages en cinq catégories en fonction de leur date de maturation. La référence est le chasselas doré. On compte donc des cépages dits précoces (10 jours avant le chasselas), de 1ere époque (en même temps), de 2e époque (12 jours après), de 3e époque (24 jours) et tardifs (36 jours).

Et le terroir ? (2)

Le terroir est un espace restreint. Pour un viticulteur donné, cela pourrait correspondre à une parcelle, ou un ensemble de parcelles groupées, qu’il vinifiera de façon à donner une cuvée unique. Pour une communauté, la définition de l’INAO est intéressante parce qu’elle précise qu’il s’agit d’un « espace géographique délimité ».

Définition de l’INAO :
Définition du terroir par l’INAO

Le fait de délimiter des espaces est ancien : la Toscane (1716), le Tokay (1737) ou encore le Haut-Douro (1756) figurent parmi les premiers vignobles délimités. Cela permet au consommateur d’être certain de l’origine du produit qu’il achète. Cela permet également, si l’on se place du côté des producteurs, d’entretenir une certaine rareté du produit, et de ce fait, de probablement pouvoir compter sur une augmentation des prix liée aux lois du marché. Le Clos de Vougeot est célèbre dans le monde entier, la demande désormais mondiale est confrontée à une offre infime…

Reproduction du texte original de délimitation du Chianti (1716)
(communes délimitées dans l’encadré noir)
Bando 1716_2

La France a systématisé ce principe des délimitations à partir de 1905 pour en arriver en 1935 à la naissance des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC). En étroite relation avec les viticulteurs, l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) a eu pour mission de délimiter les vignobles français dés lors qu’ils passaient sous Signe de Qualité en obtenant la consécration de l’AOC.

Aussi les délimitations ont-elles été profondément marquées par les périodes auxquelles elles ont été faites : les premières limites correspondaient souvent à celles des communes (à l’exception de terrains considérés comme trop rétifs à une viticulture de qualité, comme les fonds de vallée), puis une phase scientifique « dure » est apparue sans doute dans les années 1970-1980 (alors seules comptaient peu ou prou les limites géologiques, calcaire ici, argiles là), pour être aujourd’hui plus en phase avec les sociétés humaines. Le groupe humain, et son inscription dans l’espace, est devenu un paramètre fort des délimitations actuelles. Dans le vignoble nantais par exemple, le fait que les viticulteurs de la commune du Pallet et des environs forment une communauté humaine soudée (par des pratiques culturelles, comme la musique par exemple), entre en ligne de compte pour permettre la naissance d’une «  adjonction de dénomination géographique », c’est-à-dire un village viticole.

Il faut voir là l’un des processus majeurs de la délimitation sur un modèle français : faire émerger une hiérarchisation par le biais d’une fragmentation spatiale. À mesure que l’on progresse dans la hiérarchie qualitative, la délimitation devient de plus en plus fine. Plus on monte dans les étages, plus les normes de productions seront restrictives pour offrir des vins de plus grande qualité, plus ils reflètent bien leur terroir. En schématisant, on passera des vins d’une région donnée, à ceux d’une Appellation plus qualitative, à ceux enfin d’un village ou d’un cru plus renommé.
Voici ce que cela peut donner dans les paysages du vignoble nantais : les parcelles sont délimitées en fonction de l’orientation qualitative des vins.

L’INAO délimite donc ce qu’elle nomme des « noyaux d’élite », selon le mot de Joseph Capus (1867-1947), l’un de ses fondateurs, qui doivent théoriquement avoir un effet d’entraînement sur les espaces alentours. Les meilleurs viticulteurs stimulent leurs voisins vers davantage de qualité. On le voit, le terroir n’est pas une idée statique ; au contraire, il repose sur la notion de progrès. Un progrès des sociétés paysannes. Le terroir s’inscrit dans une vision culturelle et philosophique de ce que doivent être les campagnes, dans un monde profondément marqué par son héritage rural. Il est un instrument pour permettre une amélioration des productions, un maintien de denses sociétés paysannes, et in fine un moyen pour faire perdurer des paysages remarquablement anthropisés.

Une longue succession de villages viticoles sur les bords de Loire (Pouilly-sur-Loire)

Rien de tout cela dans le Nouveau Monde. Les délimitations se bornent à donner des limites le plus souvent administratives, comme des comtés (les American Viticultural Areas (AVA) par exemple) ou un ensemble de communes autour d’une vallée (les Denominación de Origen (DO) chiliennes), ou parfois climatiques. Mais il n’y a guère de vision politique et culturelle.

Ou plutôt si : le Nouveau Monde considère que ce n’est pas aux viticulteurs de décider en amont de ce qu’est la qualité d’un vin. Il y voit une forme d’entente tacite contraire aux idées du libéralisme économique et aux lois du marché. C’est pourquoi les délimitations se bornent à circonscrire une origine, sans dire ce que doit être le vin. On le verra, le viticulteur peut produire du blanc ou du rouge, avec le cépage qu’il souhaite, et de la façon dont il le souhaite. Tout au contraire du modèle européen, qui repose sur la notion de communauté humaine, de tradition, et de typicité du vin. Autant d’éléments qui imposent au viticulteur de respecter un type de vin, d’une couleur donnée, produit avec un ou des cépages particuliers. Un vin de l’AOC Margaux ne peut être fait qu’à partir de cabernet-sauvignon, de merlot et de cabernet-franc pour l’essentiel.

Deux modèles à des années lumières l’un de l’autre…

Dictionnaire de Nantes (et muscadet)

Le Dictionnaire de Nantes, sous la direction de Dominique Amouroux, Alain Croix, Thierry Guidet, Didier Guivarc’h, vient de sortir en librairie.

Une somme magistrale sur Nantes… et ses environs. Le vignoble nantais n’est pas oublié, j’ai eu la chance de pouvoir participer à cet ouvrage. Trois entrées sur le vignoble : « muscadet », « gros-plant » et « Vin (commerce du) ».

J’avais proposé une iconographie qui n’a pas été retenue, j’en profite pour la mettre ici.
Une carte du vignoble.

Carte_vignoble_nantais2

Et des copies d’écran de films dans lesquels on peut voir du muscadet ou du gros-plant !

Les Valseuses : 1 h 09′ 37
Gérard Depardieu, Patrick Dewaere, Jeanne Moreau boivent du Muscadet au restaurant
Film de Bertrand Blier, 1974

Une Chambre en ville : 9’31
« Voulez-vous un verre de gros plant ? » propose Danièle Darrieux à Richard Berry,
Réalisation Jacques Demy, 1982.

En vidéo :
Le Grand Restaurant : 13′ 32
Louis de Funès et Paul Préboist :
Réalisation Jacques Besnard, 1966.

J’ajoute une copie d’écran d’un film que j’ai revu récemment, Les Demoiselles de Rochefort (1967). Il semblerait que le vin que Danielle Darrieux serve aux deux danseurs de la troupe (George Chakiris et Grover Dale) soit du muscadet. Difficile de statuer définitivement. Mais Jacques Demy étant nantais, je ne serais pas surpris qu’il s’agisse d’un petit clin d’œil à la ville. Ce qui compléterait la célèbre réplique de Maxence le marin :
« Je pars en perm’ à Nantes ».

Enfin une perspective prise depuis la butte de la Roche (Le Loroux-Bottereau) qui permet d’embrasser à la fois le vignoble, le marais de Goulaine et la ville de Nantes en arrière.

Un des lieux du vignoble nantais où de jeunes producteurs réalisent aujourd’hui des vins de grande finesse, je pense tout particulièrement à Pierre-Marie Luneau et son muscadet « Terre de pierre« .