Viticulteurs de tous les pays, réjouissez-vous !

Le phénomène est sans précédent : alors que la consommation de vin décline en Europe (tout du moins en quantité), elle augmente dans de très nombreux pays, tant sur le continent Nord-américain qu’en Asie. Une nouvelle aire géographique de consommation, mais aussi de production du vin, se créé sous nos yeux : au vieux centre méditerranéen vient s’ajouter une aire pacifique. Des pays traditionnellement consommateurs de bière, comme l’Australie ou le Canada, connaissent un nouvel engouement pour le vin. Mais ce sont surtout les États-Unis qui connaissent une progression qui ne laisse pas d’étonner.
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Soixante-quinze ans après la fin de la Prohibition (1919-1933), ils sont devenus le quatrième producteur mondial de vin, et sans doute déjà le premier consommateur mondial. Disons le clairement : ils sont devenus la puissance qui insuffle les nouvelles dynamiques dans le monde viti-vinicole. C’est déjà le cas depuis les années 1960 en termes d’architecture et de tourisme. C’est de plus en plus le cas en ce qui concerne la consommation du vin. Une consommation qui ne cesse de progresser dans le quotidien des Américains. Surtout dans les grandes villes.
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Leur rôle est comparable à l’échelle mondiale à ce que fut celui de l’Angleterre des XVIIIe et XIXe siècle pour l’Europe. Les États-Unis sont désormais une plaque tournante de l’économie viti-vinicole. Mieux, il deviennent un pays prescripteur de goûts, avec un remarquable effet de construction ou de transformation des territoires du vin. L’échelle de leur implication est devenue globale, tant le faible coût des transports et leur rapidité ont contracté le temps et l’espace. Aux régions du Haut-Douro (Portugal), de Marsala (Sicile) ou de Bordeaux, très largement façonnées par les Anglais, répondent à présent les vignobles de Barbaresco (Piémont), de Coonawarra (Australie) ou bien sûr de la Napa Valley.